Segmentation comportementale : mort annoncée

Mort annoncée d’une segmentation comportementale

segmentation comportementale

mort d'une segmentation

Pourquoi les segmentations comportementales meurent-elles ?

Et combien de temps sont-elles utilisables avec de bons résultats ?

Nous nous intéresserons aux segmentations développées par les grandes entreprises disposant d’un grand nombre de clients (banques, compagnies d’assurances, grand courtiers d’assurances, grande distribution, édition, constructeurs d’automobiles  etc.)

Le premier facteur d’obsolescence, c’est l’évolution des comportements :

Par construction, les segmentations comportementales visent à construire des groupes de clients dont les comportements sont stables.

Les comportements retenus correspondent à des courants qui traversent toute la population.

Il ne serait pas raisonnable d’agir autrement compte tenu du coût de création d’une telle segmentation et de l’investissement nécessaire pour déployer ce genre de segmentation à l’ensemble des métiers et à l’ensemble des acteurs en contact d’une entreprise.

Sauf grave crise, on peut considérer que les comportements identifiés ont une durée de vie d’environ  5 à 8 ans.

Les comportements nouveaux qui émergent ont besoin de temps pour se diffuser, ils s’affirment progressivement.

Illustrons ce propos par l’utilisation d’internet dans l’achat de produits de voyages.

Internet est apparu avec des fonctions de e-business dès les années 95-97. Déjà les instituts d’étude annonçaient un futur raz de marée pour ce type d’achat. Dès 1998 apparaissent en France des « Pure-players » de la vente en ligne.

Dans le domaine de l’e-tourisme, Nouvelle Frontière ouvre son premier serveur commercial en 1995. Il propose des enchères dès 1998 et en 2010 l’e-tourisme est une question de survie pour les voyagistes.

Mais on peut considérer que c’est seulement à partir de 2003 avec l’arrivée du haut-débit et surtout dans les années 2006-2009 avec sa large diffusion, que les volumes d’achats sur internet imposent la prise en compte de ce comportement dans la construction d’une segmentation comportementale.

Une segmentation comportementale créée dans les années 1995 pouvait ignorer le phénomène, elle devait être adaptée à la marge en 2000 pour identifier les « pionniers » de l’internet sans nécessiter une importante refonte.

En revanche à partir de 2003, elle nécessitait une refonte importante pour prendre en compte ce comportement d’achat qui touchait désormais une population significative et qui caractérisait une nouvelle manière d’acheter.

Mais parfois des modifications de comportements peuvent très brutales.

Il faut toujours rester aux aguets vis-à-vis de comportements émergents, ou de comportements qui connaissent un frein à leur expression.

Une évolution réglementaire, une crise économique, l’apparition d’un nouvel intervenant peuvent brusquement élargir le champ d’expression d’un comportement jusque-là limité à une niche de clients ou simplement temporairement «masqué ».

Illustrons ce propos par la vente de lunettes correctrices sur Internet.

La vente de lunettes correctrices se fait en magasin spécialisé, la France ayant longtemps refusé d’ouvrir cette activité commerciale sur Internet.

De grandes enseignes de ventes de lunettes en magasin ont ignoré le potentiel d’achat de ces produits sur Internet.

L’achat d’un produit aussi technique leur semblait impossible sur ce canal.

Mais seul la loi était un obstacle, le comportement d’achat existait potentiellement chez les consommateurs. Dans ce cas ne pas s’y préparer en identifiant le comportement potentiel est un vrai danger.

Les points de vente se sont multipliés.

Mais l’Europe a imposé à la France de supprimer l’interdiction de vente sur Internet.

Ceux qui n’ont pas anticipé le mouvement risquent bien d’en mourir. Tout le monde s’accorde pour dire qu’internet prendra très vite une part de marché significative à cause de l’attrait du prix sur ce canal. Beaucoup de points de vente vont fermer, des enseignes qui n’ont pas prévu de s’adapter sont clairement en danger.

Ceux qui n’ont pas prévu ce comportement d’achat dans leur segmentation doivent vite réagir.

Le deuxième facteur d’obsolescence, ce sont les données identifiant les comportements :

Les comportements ne sont pas directement lisibles dans le système d’information.  Ils sont interprétés à partir de données qui elles sont disponibles.

Les données utilisables sont celles dont on dispose dans la base de données des clients, avec  leurs qualités et leurs défauts.

Prenons le cas d’une banque :

Imaginons un comportement de clients inquiets pour l’avenir.  Ces clients aux revenus dans la moyenne française, épargnent chaque mois une part importante de leurs revenus en surveillant strictement leurs achats.

Appelons-les, des clients ayant un comportement « d’épargne par l’effort».

Dans la base de données clients on les reconnait aux fréquentes visites en agence bancaire, la détention de plus de 3 produits d’épargne, l’absence de découvert bancaire et la consultation, deux fois par mois, des soldes de leurs comptes d’épargne sur internet. Ils sont très réactifs aux augmentations de tarifs.

Tout client qui a ses caractéristiques est donc associé au comportement « Epargne par l’effort ».

A côté de cela, imaginons un comportement « d’épargne insouciante ». Ces clients dépensent beaucoup et ne se soucient pas des frais qui leurs sont facturés. Mais leurs revenus sont tels que le solde de leur compte en fin de mois peut « nourrir » leurs comptes d’épargne sans effort particulier.

Ils seront par exemple caractérisés par un grand nombre d’opérations sur leur compte chaque mois, et par un virement vers les comptes d’épargne lorsque leur compte dépasse un certain seuil. Ils ne sont pas du tout réactifs aux augmentations de tarifs. Ils ne consultent que rarement leurs soldes sur Internet

La qualité d’attribution du comportement dépend de la qualité des données.

Si des données sont fréquemment manquantes, si la qualité des données collectées se dégrade, l’identification du comportement va aussi se dégrader.

Une segmentation qui s’use si l’on s’en sert.

De plus cette segmentation a été conçue pour permettre d’améliorer la profitabilité des clients par la mise en œuvre d’actions commerciales adaptées.

Une banque va chercher généralement à transformer l’épargne courte en une épargne longue, Dans le cas qui nous sert d’illustration, la banque souhaitera inciter les « épargnants insouciants » à mieux suivre les soldes de leurs comptes de dépôt pour effectuer plus rapidement leurs virements sur leurs comptes d’épargne (pour stabiliser cette épargne et fidéliser le client).

Elle va chercher à rencontrer ces clients (visite en agence), elle va les inciter à consulter leurs comptes plus fréquemment (consultation de leurs comptes sur internet) et les inviter à effectuer des virements plus fréquemment pour améliorer la rentabilité de leurs économies.

Au final, les critères qui permettaient de les repérer ne vont plus être aussi distincts. Pour un certain nombre d’entre eux, leurs caractéristiques dans le fichier clients deviendront très proches de celles des « épargnant par l’effort ».

C’est cette mécanique qui fait vieillir non pas les comportements, mais leur identification dans le système d’information.

Enfin, tenons compte du vieillissement des données elles-mêmes :

L’identification des comportements reposant sur la pertinence des données de la base de données client, il est essentiel d’en assurer la qualité.

Ce n’est pas le moindre des problèmes, car les données vieillissent très vite.

Les données concernant la profession, l’adresse changent très rapidement (une vérification tous les 2 ou 3 ans est indispensable).

La composition de la famille change aussi très vite (phénomène des familles recomposées)

L’arrivé de nouvelles offres conduisent parfois à créer de nouveaux champ de valeur pour une même donnée, ce qui changent la nature de la donnée.

Ainsi la gestion de la donnée de la base de données client va avoir une grande influence sur la durée de vie d’une segmentation comportementale.

Les segmentations comportementales sont des outils précieux du marketing relationnel, mais ce sont aussi des objets fragiles, qui nécessitent une surveillance et des soins constants, ces facteurs sont à prendre en compte avant d’envisager la création d’une telle segmentation.

Cherche ces mots ! cherche !

Cherche ces mots !..

… ou le Business Search au SEMO

search marketing

Le search marketing

Le SEMO (le salon des études) tenait sa 15è édition au Palais des Congrès le 2 et 3 Novembre 2011

Cette année le SEMO connaissait sa crise.

Le monde des études a connu son vent de révolte cette année avec la création du collectif “Re-Création” qui a fait sécession, quittant le SEMO pour organiser sa propre manifestation, “Le printemps des études” qui se tiendra le 5 et 6 avril 2012.

Résultat, les rangs étaient clairsemés et les allées du salon bien tristes (Repères, Harris Interactive, Stratégir, Mica Research entre autres ont déserté le SEMO pour Le Printemps des Etudes).

Ghislaine Chambrain (Groupe Tarsus France, organisateur du SEMO) déclarait: “Nous faisons tout pour avoir une manifestation petite mais de qualité”. L’objectif de faire une petite manifestation a bien était atteint, je confirme.

Ceci dit, quelques conférences valaient vraiment le déplacement.

L’une d’entre m’a ravi et inquiété.

La présentation du “Social Media Search” :

D’une manière générale, les outils du “Business Search” sont des applications qui analysent les données structurées et non structurées (photo, verbatim par exemple) du web pour restituer des informations sur la manière dont les avocats  ou les détracteurs de l’entreprise ou d’un produit s’expriment.

Les outils de “Search Marketing” font de gros progrès et leur intérêt devient de plus en plus évident en matière de perception des attentes des consommateurs.

La démarche est relativement simple.

1 – La première étape consiste toujours a bien identifier le problème, ex : mon produit plaît-il toujours au consommateur, malgré l’irruption d’un concurrent qui a beaucoup communiqué (l’exemple le plus intéressant portait sur une étude faite pour le compte d’un laboratoire pharmaceutique).

2 – On définit ensuite les sites Internet, les forums, les blogs, que l’on va visiter pour connaître l’avis des consommateurs. C’est l’étape d’indexation des sites à visiter.

C’est une étape importante, on peut facilement arriver au choix de plusieurs milliers de sites.

3 – Vient alors le choix des mots, des noms, des logos, des expressions que l’on va détecter pour constituer une base d’analyse.

Dans l’exemple proposé, il s’agissait de rechercher tout ce qui pouvait évoquer une prescription médicale “X” sur Facebook, Twitter, Youtube, sur les blogs, les forums etc…

Les forums sont une source particulièrement intéressante. Outre les sites traditionnels d’échange sur les effets des médicaments comme “doctissimo“, il y a de nombreux sites communautaires de personnes atteintes de certaines affections qui sont très riches en informations extrêmement précises.

On y ajoute ce que la société Lingway (qui propose une solution de Business Search) appelle de l’Open Web. C’est la  recherche de sites qui évoquent le sujet traité mais qui n’ont pas été indexés (on cherche par ce moyen de nouvelles sources d’informations, sources naissantes ou sites qui s’ouvrent au sujet de l’étude).

4 – On lance alors la recherche. C’est l’outil dénommé Crawler qui va lire toutes les pages qui nous intéressent et qui va “remonter” les informations utiles dans notre base de travail.

Un autre outil (textmining et moteur d’analyse sémantique) analyse ces informations, les trie et les ordonne.

L’outil de textmining va reconnaître la langue, les mots ou des expressions. Il doit être capable de tenir compte d’une utilisation plus ou moins libre de l’orthographe, s’affranchir des pièges de la typographie etc.

Interviennent ensuite les outils d’analyse syntaxique, puis l’outil d’analyse sémantique qui vont donner une valeur aux  informations collectées en les replaçant dans leur contexte.

Quand on aborde un sujet très technique, l’outil d’analyse sémantique va permettre de constituer un dictionnaire des mots du métier.

5 – Nous voilà prêt à construire une représentation statistique de ce qui se dit sur le web à propos de notre produit.

On peut utiliser ces techniques pour suivre sa réputation (ce que l’on dit sur ma marque), pour réaliser de la veille sur un sujet à l’étude (que pensent les consommateurs du partage de véhicule pour les déplacements urbains) ou tout simplement pour constituer un moteur de recherche interne dans la documentation d’une entreprise.

S’agissant de la présentation faite au SEMO, il était question d’apprécier la réputation d’un médicament. On va pouvoir déterminer  si les utilisateurs évoquent principalement les effets secondaires et dans quelle proportion ou si à l’autre extrême le médicament évoque le bien être par exemple.

L’intérêt de la méthode est bien évidemment de passer d’un ensemble de discours (données non structurées) à des données structurées que l’on va pouvoir ordonner, classer, évaluer, analyser à l’aide d’outils statistiques.

Il est possible de produire des tableaux de bord qui permettront de donner une représentation de la situation actuelle et de son évolution.

Il existe un grand nombre de solutions techniques permettant de réaliser ce type d’analyse.

Lingway présentait la sienne au SEMO, mais j’ai eu l’occasion de voir des démonstrations avec la solution Sinéqua qui est aussi particulièrement impressionnante pour analyser les sites dans de multiples langues, ce qui peut être un atout pour une entreprise qui a une présence internationale.

Bien entendu ces bijoux de technologie ont un prix, une licence d’un de ces outils sophistiqué peut dépasser les 25 à 30 000 euros, ce qui ne les met pas à portée de toutes les entreprises. Heureusement il existe des propositions moins sophistiquées et moins chères.

Mais revenons sur le témoignage des personnes qui partageaient leur expérience avec les visiteurs du SEMO.

On imagine bien tout l’intérêt d’une telle mise en oeuvre.

Toyota par exemple, l’utilise comme outil de veille pour collecter des commentaires sur ces modèles de voiture (avis sur la finition, la consommation, la tenue de route).

Le Laboratoire qui témoignait au SEMO l’utilise pour mieux connaître les effets secondaires de ces molécules.

Mais certaines utilisations font débat.

Témoin ces utilisation également proposée au SEMO.

1 – La mise en fiche des “influenceurs” :

Un prestataire utilise cet outil pour mettre à disposition de ces entreprises clientes une carte de ceux qui parlent de leurs produits.

Ceux qui s’expriment sur cette marque font l’objet d’une fiche présentant leur identité, le ou les sites sur lesquels ils s’expriment et une évaluation de leur capacité à influencer l’opinion. Sont particulièrement surveillés les Blogs et les Twitt.

Cette société utilise aujourd’hui 18 critères d’informations de ces acteurs du web.

S’agissant d’une entreprise française, je suis persuadé que cela se fait strictement dans le respect de la protection des données personnelles. Mais nous avons vu que ces outils sont multilingues et que n’importe quelle entreprise dans le monde peut réaliser ce “fichage” , y compris des entreprises qui n’ont pas la même déontologie ou les mêmes contraintes que nos entreprises nationales.

2 – L’aveuglement du Web :

Une entreprise témoignait sur une technique qui mérite également réflexion.

Face à une marée d’avis critiques sur un nouveau produit, elle identifie les sources de ces avis (dans le cas proposé il s’agissait de Facebook), puis elle organise l’inondation du web, par des avis positifs qu’elle fabrique sur les sites à l’origine du “Bad Buzz”.

Si j’admets qu’en cas de crise, il faut parfois savoir éteindre un incendie, une technique systématique d’extinction des critiques me semble sans intérêt.

Une entreprise a tout intérêt à écouter ses consommateurs et les “influenceurs” de son marché pour progresser.

Sachant que Lingway et Sinéqua font bien leur travail, je suis persuadé que leur marque ayant été citées, ils détecteront mon “post”.

Qu’ils sachent que je les remercie pour leurs explications patientes et éclairées. 

Vive le SEMO !

Je bouge avec mon entreprise

Les commerciaux se mobil-ease / Expo mobile-IT

Le personnel en contact avec les clients demande de plus en plus d’informations en situation de mobilité.

Son bureau tient dans son smartphone ou sa tablette…sauf pour quelques anciens qui utilisent encore un PC portable….si! si! j’en connais

Un salon qui présente les solutions de mobilité c’est un incontournable.

Des conférences intéressantes sur la bonne utilisation des smartphones en entreprise, mais aussi sur les problèmes de sécurité liés à ces nouveaux outils.

J’espère que l’on nous parlera aussi de cette tendance à utiliser son propre smartphone pour accéder aux applications de l’entreprise.

Autrefois, on découvrait les smartphones grâce à notre employeur qui nous les fournissaient. Pour un particulier c’était souvent un achat trop coûteux.

Aujourd’hui, on préfère disposer de son propre smartphone et on souhaite que les applications d’entreprise y prennent leur place, avec des problèmes de sécurité qui font dresser les cheveux sur la tête des DSI. Pourtant il faudra qu’ils s’adaptent.

Bonne visite

Alors client ou pas client ?

De la difficulté de manier la notion de client

Autrefois, pour les administrations et les services publics, nous étions des “usagers”, traités selon un principe d’absolue égalité.

Pour l’administration, égalité signifiait traitement identique quel que soit le statut du demandeur ou les circonstances de la demande de prestation. Pas de privilège pour les “nantis”, pas de traitement de faveur pour les plus grands consommateurs des services, pas de conditions plus favorables pour les cas particuliers. Un seul service pour tous, prenez la file.

La SNCF et la RATP avaient bien inventé la 1ère et la 2ème classe, mais les conditions d’accès étaient conditionnées par le prix payé, pas par la prise en compte des caractéristiques du client.

La seule catégorie particulière permise au sein des usagers était celle “d’usagé”. On y accédait à force d’avoir lutté contre les tracasseries administratives. Statut atteint quand on n’attendait plus rien, sinon de se faire oublier.

Depuis une dizaine d’année, les services publics remplacent la notion “d’usager” par celle de “client” dans une grande partie de leurs communications à destination du grand public.

Mais la réflexion sur ce statut donne visiblement lieu à des contorsions cérébrales qui valent le détour.

Ainsi les règles de savoir vivre, affichées dans les Tramways Parisiens précise les choses.

Chaque paragraphe commence bien en s’adressant à des “clients”.

Le paragraphe “clients en situation irrégulière” en dit long.

Le titre suggère qu’un client peut se trouver en situation régulière ou irrégulière, il reste malgré tout un client, mais à lire la suite on n’en est plus si sûre.

1 /Le client est tenu de présenter un titre de transport valide”…soit, rien que de très normal, le titre de transport constitue un contrat. Si je n’ai pas de contrat, l’entreprise qui assure ce service n’est pas tenue de me transporter, j’adhère tout à fait.

Plus loin,

2 / est en situation irrégulière toute personne démunie de titre de transport”…..

Là ce n’est plus un client, mais une “personne”.

  • Est-ce l’absence de titre de transport qui fait perdre le statut de client ?
  • Qu’est-ce qui donne donc le statut de client ?
    • La détention d’un titre de transport valide ?
    • ma seule présence dans l’un de ces Tramways ?

Je ne m’opposerais pas à l’idée de retenir comme seuls clients, ceux qui disposent d’un titre de transport valide, mais alors pourquoi ce titre :”clients en situation irrégulière” ?

Dans le chapitre “Règles de civisme”, le paragraphe commence par les mots :

“les clients doivent respecter l’ordre et la tranquillité de tous dans les véhicules”.

Suit une liste de comportements qui nous dérangent tous et qui sont très justement interdits.

Mais cette fois ceux qui ne respectent pas ses règles sont désignés par le terme de “contrevenants”.

Clients ou pas clients ?

“Clients” quand ils sont contrevenants avec un titre de transport,

“personnes” quand il s’agit de contrevenants sans titre de transport ?

Savoir qui sont nos clients, quand ils le deviennent, quand ils ne le sont plus, est une règle indispensable du marketing relationnel.

Google résistera-t-il aux initiatives d’Orange ?

 

 

Quand on me cherche on me trouve !

 

C’est sur ce ton que Orange propose aux entreprises de maximiser leur visibilité locale.

 

Une cible potentielle de 1,5 millions de clients (visiteurs uniques par mois).

 

La possibilité d’apparaître parmi les 5 premiers résultats lors d’une recherche locale sur son activité.

 

Evidemment ça ne remplacera pas Google dans un proche avenir.

 

Mais c’est le moyen d’être vues, pour les petites entreprises qui n’ont ni les moyens ni le besoin de s’offrir un référencement national.

 

La facturation est au forfait et l’accès se fait aussi bien sur le 118 712.fr que sur orange.fr et voila.fr.

Sur le 118 712.fr, le souscripteur apparaîtra en tête de liste dans les résultats de recherches, façon “Google”.

Mon charcutier trépigne d’impatience d’en profiter.



 

By Thierry Blanville Posted in News

Construis toi-même ton contrat d’assurance.com

Quelles nouvelles offres d’assurances en 2012 ?

Interrogées sur les nouvelles offres d’assurances à venir en 2012, plusieurs grandes compagnies d’assurances et mutuelles réunies “aux journées du courtage”,  ont indiqué que ce ne serait pas la priorité pour cette année.

La plupart d’entre elles ont déjà largement renouvelé leurs gammes avec des innovations intéressantes sur le plan des garanties proposées.

L’ambiance était plutôt à surveiller les résultats et les coûts.

Les contrats concernant le remboursement des frais de santé sont particulièrement l’objet de la surveillance de tous. Augmentation des taxes, résultats techniques décevants, résultats financiers moroses, le tout accompagnant le transfert croissant des remboursement vers les assurances et les mutuelles, tout ceci ne donne pas franchement la mine radieuse à nos intervenants. Il faut s’attendre nous dit-on à des hausses de l’ordre de 10% de ce type de garanties en 2012. Mais une telle augmentation ne semble pas supportable par les salariés dans le contexte actuel. Qui va payer ?…à suivre.

Remarque intéressante surprise au détour d’une intervention concernant les contrats de prévoyance proposés par les employeurs: “Avec l’allongement de la durée du travail, on observera plus de décès de salariés assurés par leur entreprise et il faut s’attendre à une augmentation du coût des ces assurances”. Une conséquence supplémentaire de l’allongement de la durée du travail qui va peser sur les revenus nets des salariés.

Heureusement il y avait aussi le rappel du panorama des tendances actuelles en matière d’offre. On observe, par exemple, une tendance intéressante qui consiste à faciliter l’accès à l’information sur les contrats. Ceci se fait le plus souvent pas le biais d’applications pour les smartphones, bravo les assureurs.

Mais il faut surtout  noter une initiative particulièrement “orientée client” dans le domaine des contrats proposés aux entreprises pour leurs salariés.

Le contrat Adaptalia Entreprises

Il s’adresse aux TPE/PME de moins de 20 salariés et propose des garanties concernant la santé, la prévoyance et la dépendance.

Mais surtout, au delà d’un “socle de garanties”, choisi par l’entreprise, il permet aux salariés de souscrire des garanties supplémentaires (bien sûr à titre personnel et à leur frais) directement sur Internet.

L’idée de pouvoir personnaliser des garanties à partir d’un contrat “socle” choisi par l’entreprise mérite réflexion. Est-ce transposable aux assurances “individuelle”, irons-nous vers la possibilité de composer son contrat auto, habitation ou santé totalement à la carte ?



By Thierry Blanville Posted in News

e-commerce Paris 2011- Maman j’aurais du faire du droit !

 

Passionnante conférence en salle 13, ce jeudi 15 septembre.

Comment sécuriser les mentions légales obligatoires, les conditions générales de ventes et la protection des données de votre site Internet.

Avec un titre comme celui-là, ce n’est pas l’enthousiasme qui me pousse, mais une question précise sur la responsabilité d’un comparateur dans la présentation d’un service qui ne serait pas exécuté conformément aux Conditions Générales de ventes.

Une information au détour d’une conférence peut faire économiser une consultation à 150 euros, alors on y va, enthousiaste ou pas.

Et c’est une vrai surprise. L’orateur (Me Gérard Haas, avocat à la cour d’appel de Paris) est passionné par son sujet, ces propos sont précis et clairs…mention bien. Dommage que le temps qui lui a été accordé soit un peu court et qu’il soit dans l’obligation de presser le pas.

Attention donc à la rédaction des Conditions Générales de ventes, trop souvent négligées et qui peuvent entraîner d’importants litiges et des sanctions.

Attention au traitement des données à caractère personnel. Le sujet n’est visiblement pas toujours bien maîtrisé par les e-commerçants et là encore les retombées peuvent être considérables.

Question dans la salle : si je conserve les dates de naissances collectées dans un questionnaire pour faire une étude, est-ce une données à caractère personnel ?

Evidemment non, tant qu’il n’est pas possible d’établir un lien avec l’heureux propriétaire de cette date de naissance, il n’est pas question de donnée à caractère personnel…bien repondu

Enfin attention à la protection des données, même si elles sont confiées à un hébergeur, elles restent sous la responsabilité de l’e-commerçant qui les a collectées.

Et oui, le droit est bien loin d’être rébarbatif lorsqu’il est présenté comme ça.

Finalement j’aurais peut être dû faire du droit

e-commerce 2011-les malédictions de la salle 5

Mardi 13 septembre 2011- Salon e-commerce 2011

Je me rends avec empressement à la salle 5. J’avais pris la précaution de m’inscrire et la file d’attente à l’entrée de la conférence m’a donné le sentiment d’avoir pris une sage décision.

Après 10 minutes dans la file d’attente, j’accède enfin à un siège.

Le thème de cette matinée m’avait séduit : “Acquérir les méthodes et maîtriser les techniques pour un référencement efficace”.

La première intervention peine à démarrer. Problèmes de liaison avec le vidéoprojecteur, micro qui ne fonctionne pas…enfin le moment tant attendu arrive.

L’animatrice de la conférence nous informe que le sujet a été modifié. ce ne sera pas “le SEO pour le e-commerce” mais une présentation des évolutions de l’algorithme de Google Panda.

Suit une longue litanie de tableaux illisibles dès le quatrième rang, proposant site par site les baisses et les améliorations de performances en distinguant soigneusement les “top tail” des “middle tail”.

Je sens que je vous ennuie…la salle aussi. Les plus courageux commencent à quitter les lieux…les plus polis restent.

Ouf ! l’intervention est terminée, l’animatrice s’inquiète à plusieurs reprises du caractère technique de la présentation, la salle reste muette, décidément très polie.

La deuxième intervention se prépare. Le thème nous interpelle : “et si vous arrêtiez d’être aveugle”. Ok on veut bien, regardons attentivement.

Le conférencier installe son ordinateur, s’affole, retourne sa sacoche pour trouver le bon connecteur…rien.

Il s’énerve, assure que l’année dernière le connecteur n’était pas le même. Et oui monsieur…la technique évolue. Pendant ce temps le vidéoprojecteur reste aveugle…allons nous le rester aussi ?

Il extrait une masse de connecteurs blancs qu’il essaie un à un sans succès. “c’est fantastique ces ordinateurs AAA, mais on a souvent ce genre de problème” nous dit-il en forme d’excuse.

“Et en plus il le sait…ça ne lui a pas donné l’idée de vérifier avant que le branchement était possible ?”.

Finalement un assistant se lève, se dirige vers lui et lui tend un beau connecteur blanc immaculé. Enfin la solution ?

Notre orateur s’en saisit mais annonce sentencieusement “Moi j’ai le dernier modèle”.

Bravo! garde le et fais nous ta présentation avec un vieux modèle si tu veux, le temps tourne.

Il constate, comme il le craignait, que ce connecteur n’est pas adapté. Il appelle la technique et nous propose , en attendant, de “deviser” sur le référencement. “Ben tiens, on est venu pour ça”.

Le technicien vient nous annoncer qu’il n’a pas de connecteur adapté sur place.

Nous avons enfin compris que nous resterions aveugles…je ne vous dirai pas la suite, j’ai rejoins la file d’attente qui quittait la salle…pauvre salle N° 5.

By Thierry Blanville Posted in News

Salon i-expo 18-19 mai 2011

Le salon i-expo s’est tenu à Paris du 18 au 19 mai 2011 à la Porte de Versaille à Paris.

Ce salon par ailleurs très intéressant se tenait dans le pavillon 4-1 de la Porte de Versaille. Un lieu que je trouve particulièrement peu convivial. Trop vaste pour le nombre d’exposants de ce type de salon. Il laisse des espaces libres qui donnent un grand sentiment de solitude lorsqu’on les traverse.

Dès le premier jour il règne une atmosphère de fin de salon, allées clairsemées, exposant désoeuvrés, décors déjà défraîchis.

Ce qui me frappe depuis quelques temps dans ces salons, c’est le caractère hétéroclite des thèmes proposés. Les thèmes allaient du traitement de l’information (outils de veille, traitement de la documentation), partie la mieux représentée avec des acteurs faisant référence, à la présentation d’applications de CRM, le traitement de l’e-réputation, des agences de web-marketing, sans compter les écoles qui doivent aussi se faire connaître. Mais pour chacun de ces thèmes un ou deux représentants de la profession seulement.

J’ai le sentiment que nos salons professionnels se cherchent.

Toutefois il y a tellement à dire et à faire sur nos sujets que les conférences proposaient des thèmes originaux et intéressants.

Quelques conférences étaient données dans des salles ouvertes sur les allées. Je n’ais pas eu souvent l’occasion de voir ce type d’expérience. C’est plutôt une bonne idée pour ceux qui arpentent les allées et peuvent s’arrêter deci-delà lorsqu’un sujet les interpelle. Mais c’est visiblement une épreuve pour le conférencier qui s’égosille malgré la sonorisation et s’épuise à retenir l’attention de l’assistance dont l’intérêt est capté par les mouvements des allées.