Alors client ou pas client ?

De la difficulté de manier la notion de client

Autrefois, pour les administrations et les services publics, nous étions des “usagers”, traités selon un principe d’absolue égalité.

Pour l’administration, égalité signifiait traitement identique quel que soit le statut du demandeur ou les circonstances de la demande de prestation. Pas de privilège pour les “nantis”, pas de traitement de faveur pour les plus grands consommateurs des services, pas de conditions plus favorables pour les cas particuliers. Un seul service pour tous, prenez la file.

La SNCF et la RATP avaient bien inventé la 1ère et la 2ème classe, mais les conditions d’accès étaient conditionnées par le prix payé, pas par la prise en compte des caractéristiques du client.

La seule catégorie particulière permise au sein des usagers était celle “d’usagé”. On y accédait à force d’avoir lutté contre les tracasseries administratives. Statut atteint quand on n’attendait plus rien, sinon de se faire oublier.

Depuis une dizaine d’année, les services publics remplacent la notion “d’usager” par celle de “client” dans une grande partie de leurs communications à destination du grand public.

Mais la réflexion sur ce statut donne visiblement lieu à des contorsions cérébrales qui valent le détour.

Ainsi les règles de savoir vivre, affichées dans les Tramways Parisiens précise les choses.

Chaque paragraphe commence bien en s’adressant à des “clients”.

Le paragraphe “clients en situation irrégulière” en dit long.

Le titre suggère qu’un client peut se trouver en situation régulière ou irrégulière, il reste malgré tout un client, mais à lire la suite on n’en est plus si sûre.

1 /Le client est tenu de présenter un titre de transport valide”…soit, rien que de très normal, le titre de transport constitue un contrat. Si je n’ai pas de contrat, l’entreprise qui assure ce service n’est pas tenue de me transporter, j’adhère tout à fait.

Plus loin,

2 / est en situation irrégulière toute personne démunie de titre de transport”…..

Là ce n’est plus un client, mais une “personne”.

  • Est-ce l’absence de titre de transport qui fait perdre le statut de client ?
  • Qu’est-ce qui donne donc le statut de client ?
    • La détention d’un titre de transport valide ?
    • ma seule présence dans l’un de ces Tramways ?

Je ne m’opposerais pas à l’idée de retenir comme seuls clients, ceux qui disposent d’un titre de transport valide, mais alors pourquoi ce titre :”clients en situation irrégulière” ?

Dans le chapitre “Règles de civisme”, le paragraphe commence par les mots :

“les clients doivent respecter l’ordre et la tranquillité de tous dans les véhicules”.

Suit une liste de comportements qui nous dérangent tous et qui sont très justement interdits.

Mais cette fois ceux qui ne respectent pas ses règles sont désignés par le terme de “contrevenants”.

Clients ou pas clients ?

“Clients” quand ils sont contrevenants avec un titre de transport,

“personnes” quand il s’agit de contrevenants sans titre de transport ?

Savoir qui sont nos clients, quand ils le deviennent, quand ils ne le sont plus, est une règle indispensable du marketing relationnel.

Segmentez et segmentez encore

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Segmentez, segmentez, il en restera toujours quelque chose.

La segmentation peut s’appliquer aussi bien aux produits, qu’aux offres ou aux clients.

Il s’agit dans tous les cas d’identifier des critères qui vont permettre de regrouper ou de séparer le plus nettement possible des offres, produits ou individus qui doivent faire l’objet d’un traitement distinct.

Le marketing relationnel a toutefois pris l’habitude de privilégier l’angle de lecture « client ». Dans ce cadre, la segmentation peut toujours se ramener à la collecte d’informations sur des clients ou des groupes de clients (ex : marché des plus de 50 ans, marché des jeunes) afin d’isoler des individus ou des groupes auxquels on associera un niveau d’appétence pour une offre ou un niveau de risque de survenance d’un évènement.

  • Prenons un exemple pour illustrer ce point.

Dans le cas de l’assurance automobile. L’assureur cherche à identifier des populations ou groupes d’individus qui présentent un risque plus élevé que les autres d’avoir un accident (« sinistre », dans le langage des assureurs) afin de leur appliquer un tarif (une « prime ») plus élevé couvrant ce risque.

A contrario, il va aussi chercher à identifier des groupes de clients représentant un faible risque de sinistre auxquels il appliquera un tarif plus compétitif. Il devra être d’autant plus agressif sur ce segment de clients que toute la concurrence va chercher à les conquérir.

Ainsi la constitution de groupes de clients « homogènes » vis-à-vis d’un risque d’accident influera sur le montant payé pour couvrir ce risque, mais elle interviendra aussi sur le niveau de marge pratiqué sur les différentes populations dans le souci de répondre à la concurrence.

Pour identifier les groupes de clients « à risque » et ceux qui représentent un risque « faible », on va procéder par analyse.

Imaginons que le problème consiste à « repérer » des clients à fort risque d’accident.

Le principe consiste à trouver dans le fichier des clients,  les caractéristiques des populations qui ont beaucoup d’accidents.

Bien entendu, plus on dispose de données différentes, et de bonne qualité, plus ce sera facile de réaliser ce repérage.

Les outils de datamining (voir le chapitre datamining) vont nous permettre de faire ressortir facilement les critères qui identifient les populations à fort risque d’accident.

On va découvrir par exemple, qu’ils ont leur permis depuis peu, qu’ils ont des voitures puissantes etc.

Les clients qui disposent de ces critères vont former un groupe ou segment auquel on appliquera un prix plus élevé pour couvrir le risque d’accident.

On a créé un segment par rapport à notre objectif de tarification

  • Une segmentation ne peut être conçue qu’en fonction d’un objectif précis

Il n’existe pas de segmentation universelle répondant à tous les besoins.

Avant de concevoir une segmentation, il faut précisément définir ce que l’on veut en faire.

Si plusieurs objectifs sont poursuivis en même temps, il faudra faire des compromis.

Une segmentation peut servir :

  • à créer des offres commerciales adaptées aux différentes populations d’un fichier de clients.
  • à différencier les tarifications
  • à améliorer la pertinence des cibles des actions commerciales
  • à organiser le travail des commerciaux
  • à identifier des risques de non-paiement

etc…

Nous reviendrons sur les objectifs des différentes segmentations, et sur les techniques associées.

Selon l’objectif on peut utiliser différents type de segmentations

  • approche RFM (récence, fréquence, montant)
  • approche produit (en fonction de l’équipement ou des types d’achats)
  • approche par la valeur
  • approche par les objectifs ou les attentes
  • approche par les comportements ou attitudes

(Voir le chapitre les techniques de segmentation)

  • Comment réussir une segmentation ?

Bien définir son objectif,

  • disposer de données suffisantes en variété, en quantité et en qualité (voir le chapitre la collecte et la qualité des données)
  • bien choisir sa technique d’exploration des données (datamining)
  • savoir choisir le type de segmentation qui s’adapte à chaque objectif
  • bien mesurer les moyens dont on disposera pour entretenir la qualité de cette segmentation

Google résistera-t-il aux initiatives d’Orange ?

 

 

Quand on me cherche on me trouve !

 

C’est sur ce ton que Orange propose aux entreprises de maximiser leur visibilité locale.

 

Une cible potentielle de 1,5 millions de clients (visiteurs uniques par mois).

 

La possibilité d’apparaître parmi les 5 premiers résultats lors d’une recherche locale sur son activité.

 

Evidemment ça ne remplacera pas Google dans un proche avenir.

 

Mais c’est le moyen d’être vues, pour les petites entreprises qui n’ont ni les moyens ni le besoin de s’offrir un référencement national.

 

La facturation est au forfait et l’accès se fait aussi bien sur le 118 712.fr que sur orange.fr et voila.fr.

Sur le 118 712.fr, le souscripteur apparaîtra en tête de liste dans les résultats de recherches, façon “Google”.

Mon charcutier trépigne d’impatience d’en profiter.



 

By Thierry Blanville Posted in News

Construis toi-même ton contrat d’assurance.com

Quelles nouvelles offres d’assurances en 2012 ?

Interrogées sur les nouvelles offres d’assurances à venir en 2012, plusieurs grandes compagnies d’assurances et mutuelles réunies “aux journées du courtage”,  ont indiqué que ce ne serait pas la priorité pour cette année.

La plupart d’entre elles ont déjà largement renouvelé leurs gammes avec des innovations intéressantes sur le plan des garanties proposées.

L’ambiance était plutôt à surveiller les résultats et les coûts.

Les contrats concernant le remboursement des frais de santé sont particulièrement l’objet de la surveillance de tous. Augmentation des taxes, résultats techniques décevants, résultats financiers moroses, le tout accompagnant le transfert croissant des remboursement vers les assurances et les mutuelles, tout ceci ne donne pas franchement la mine radieuse à nos intervenants. Il faut s’attendre nous dit-on à des hausses de l’ordre de 10% de ce type de garanties en 2012. Mais une telle augmentation ne semble pas supportable par les salariés dans le contexte actuel. Qui va payer ?…à suivre.

Remarque intéressante surprise au détour d’une intervention concernant les contrats de prévoyance proposés par les employeurs: “Avec l’allongement de la durée du travail, on observera plus de décès de salariés assurés par leur entreprise et il faut s’attendre à une augmentation du coût des ces assurances”. Une conséquence supplémentaire de l’allongement de la durée du travail qui va peser sur les revenus nets des salariés.

Heureusement il y avait aussi le rappel du panorama des tendances actuelles en matière d’offre. On observe, par exemple, une tendance intéressante qui consiste à faciliter l’accès à l’information sur les contrats. Ceci se fait le plus souvent pas le biais d’applications pour les smartphones, bravo les assureurs.

Mais il faut surtout  noter une initiative particulièrement “orientée client” dans le domaine des contrats proposés aux entreprises pour leurs salariés.

Le contrat Adaptalia Entreprises

Il s’adresse aux TPE/PME de moins de 20 salariés et propose des garanties concernant la santé, la prévoyance et la dépendance.

Mais surtout, au delà d’un “socle de garanties”, choisi par l’entreprise, il permet aux salariés de souscrire des garanties supplémentaires (bien sûr à titre personnel et à leur frais) directement sur Internet.

L’idée de pouvoir personnaliser des garanties à partir d’un contrat “socle” choisi par l’entreprise mérite réflexion. Est-ce transposable aux assurances “individuelle”, irons-nous vers la possibilité de composer son contrat auto, habitation ou santé totalement à la carte ?



By Thierry Blanville Posted in News

La matrice SWOT

Les secrets du SWOT

L’analyse SWOT (Strengths – Weaknesses – Opportunities –Threats)

ou AFOM (Atouts – Faiblesses – Opportunités – Menaces)

La matrice SWOT est un outil très classique des responsables marketing.

Elle permet de visualiser très simplement les décisions à prendre pour répondre à la question posée.

Attention en effet, la matrice SWOT présente un réel intérêt lorsqu’il s’agit de répondre à un problème précis d’orientation de la stratégie (faut-il élargir la gamme de produits, modifier le dispositif de sollicitation des clients, s’ouvrir à l’Internet, augmenter le nombre de points de ventes, apporter des évolutions aux processus, envisager l’implantation dans un autre pays etc.).

On réalise la matrice SWOT en deux étapes :

1er) Etablir les forces et les faiblesses de l’entreprise face à la question posée.

On détermine les forces et les faiblesses en parcourant les facteurs de succès ou d’échec du projet envisagé.

Si j’envisage d’accroître le nombre de mes points de ventes, par exemple, je devrai m’interroger sur ma capacité à déterminer les localisations les plus pertinentes, sur les budgets dont je dispose (les investissements sont importants et le retour sur investissement peut prendre plusieurs années), sur ma capacité à gérer la logistique d’approvisionnement de ces nouveaux points de ventes, sur ma capacité à recruter et à animer des équipes nouvelles etc.

Par rapport à chacun de ses aspects, je vais pouvoir identifier mes points forts et mes points faibles.

2ème )  Etablir les opportunités et les menaces de mon environnement par rapport au sujet étudié. 

On ne s’intéressera plus ici aux contraintes internes de l’entreprise, mais à son environnement.

Si nous reprenons l’exemple d’une entreprise qui envisage d’augmenter le nombre de ses points de ventes, on peut imaginer quelques opportunités ou menaces.

Un concurrent a-t-il décidé d’abandonner son activité, laissant des points de ventes disponibles (certains étaient peut-être bien situés et faciles à adapter à notre propre enseigne) ?Le marché est-il en forte progression, laissant espérer un retour sur investissement rapide ?Au contraire, l’activité se déplace-t-elle vers Internet, créant une menace pour les réseaux physiques ?Un nouvel entrant fait-il peser une menace sur les niveaux des prix de vente ?etc.

La matrice SWOT correctement complétée, il sera aisé d’imaginer les solutions possibles au problème posé.

Il suffit de réaliser une analyse croisée des couples  forces / opportunités et faiblesses / menaces pour déterminer si le risque est acceptable.

Il est bien sûr aussi possible de transformer une faiblesse en opportunité, mais le cas est plus rare (ce peut être le cas, par exemple, en ce moment, pour une entreprise qui envisagerait de se diversifier vers la distribution d’ordinateurs. Sa faible notoriété dans un marché très concurrentiel est une faiblesse. Mais finalement dans un environnement qui voit le développement des tablettes et le déclin des PC, il existe une possibilité de transformer cette faiblesse en opportunité en développant la vente de tablettes plutôt que de PC, à condition évidemment d’avoir un élément fort de différenciation)

e-commerce Paris 2011- Maman j’aurais du faire du droit !

 

Passionnante conférence en salle 13, ce jeudi 15 septembre.

Comment sécuriser les mentions légales obligatoires, les conditions générales de ventes et la protection des données de votre site Internet.

Avec un titre comme celui-là, ce n’est pas l’enthousiasme qui me pousse, mais une question précise sur la responsabilité d’un comparateur dans la présentation d’un service qui ne serait pas exécuté conformément aux Conditions Générales de ventes.

Une information au détour d’une conférence peut faire économiser une consultation à 150 euros, alors on y va, enthousiaste ou pas.

Et c’est une vrai surprise. L’orateur (Me Gérard Haas, avocat à la cour d’appel de Paris) est passionné par son sujet, ces propos sont précis et clairs…mention bien. Dommage que le temps qui lui a été accordé soit un peu court et qu’il soit dans l’obligation de presser le pas.

Attention donc à la rédaction des Conditions Générales de ventes, trop souvent négligées et qui peuvent entraîner d’importants litiges et des sanctions.

Attention au traitement des données à caractère personnel. Le sujet n’est visiblement pas toujours bien maîtrisé par les e-commerçants et là encore les retombées peuvent être considérables.

Question dans la salle : si je conserve les dates de naissances collectées dans un questionnaire pour faire une étude, est-ce une données à caractère personnel ?

Evidemment non, tant qu’il n’est pas possible d’établir un lien avec l’heureux propriétaire de cette date de naissance, il n’est pas question de donnée à caractère personnel…bien repondu

Enfin attention à la protection des données, même si elles sont confiées à un hébergeur, elles restent sous la responsabilité de l’e-commerçant qui les a collectées.

Et oui, le droit est bien loin d’être rébarbatif lorsqu’il est présenté comme ça.

Finalement j’aurais peut être dû faire du droit

e-commerce 2011-les malédictions de la salle 5

Mardi 13 septembre 2011- Salon e-commerce 2011

Je me rends avec empressement à la salle 5. J’avais pris la précaution de m’inscrire et la file d’attente à l’entrée de la conférence m’a donné le sentiment d’avoir pris une sage décision.

Après 10 minutes dans la file d’attente, j’accède enfin à un siège.

Le thème de cette matinée m’avait séduit : “Acquérir les méthodes et maîtriser les techniques pour un référencement efficace”.

La première intervention peine à démarrer. Problèmes de liaison avec le vidéoprojecteur, micro qui ne fonctionne pas…enfin le moment tant attendu arrive.

L’animatrice de la conférence nous informe que le sujet a été modifié. ce ne sera pas “le SEO pour le e-commerce” mais une présentation des évolutions de l’algorithme de Google Panda.

Suit une longue litanie de tableaux illisibles dès le quatrième rang, proposant site par site les baisses et les améliorations de performances en distinguant soigneusement les “top tail” des “middle tail”.

Je sens que je vous ennuie…la salle aussi. Les plus courageux commencent à quitter les lieux…les plus polis restent.

Ouf ! l’intervention est terminée, l’animatrice s’inquiète à plusieurs reprises du caractère technique de la présentation, la salle reste muette, décidément très polie.

La deuxième intervention se prépare. Le thème nous interpelle : “et si vous arrêtiez d’être aveugle”. Ok on veut bien, regardons attentivement.

Le conférencier installe son ordinateur, s’affole, retourne sa sacoche pour trouver le bon connecteur…rien.

Il s’énerve, assure que l’année dernière le connecteur n’était pas le même. Et oui monsieur…la technique évolue. Pendant ce temps le vidéoprojecteur reste aveugle…allons nous le rester aussi ?

Il extrait une masse de connecteurs blancs qu’il essaie un à un sans succès. “c’est fantastique ces ordinateurs AAA, mais on a souvent ce genre de problème” nous dit-il en forme d’excuse.

“Et en plus il le sait…ça ne lui a pas donné l’idée de vérifier avant que le branchement était possible ?”.

Finalement un assistant se lève, se dirige vers lui et lui tend un beau connecteur blanc immaculé. Enfin la solution ?

Notre orateur s’en saisit mais annonce sentencieusement “Moi j’ai le dernier modèle”.

Bravo! garde le et fais nous ta présentation avec un vieux modèle si tu veux, le temps tourne.

Il constate, comme il le craignait, que ce connecteur n’est pas adapté. Il appelle la technique et nous propose , en attendant, de “deviser” sur le référencement. “Ben tiens, on est venu pour ça”.

Le technicien vient nous annoncer qu’il n’a pas de connecteur adapté sur place.

Nous avons enfin compris que nous resterions aveugles…je ne vous dirai pas la suite, j’ai rejoins la file d’attente qui quittait la salle…pauvre salle N° 5.

By Thierry Blanville Posted in News

Salon i-expo 18-19 mai 2011

Le salon i-expo s’est tenu à Paris du 18 au 19 mai 2011 à la Porte de Versaille à Paris.

Ce salon par ailleurs très intéressant se tenait dans le pavillon 4-1 de la Porte de Versaille. Un lieu que je trouve particulièrement peu convivial. Trop vaste pour le nombre d’exposants de ce type de salon. Il laisse des espaces libres qui donnent un grand sentiment de solitude lorsqu’on les traverse.

Dès le premier jour il règne une atmosphère de fin de salon, allées clairsemées, exposant désoeuvrés, décors déjà défraîchis.

Ce qui me frappe depuis quelques temps dans ces salons, c’est le caractère hétéroclite des thèmes proposés. Les thèmes allaient du traitement de l’information (outils de veille, traitement de la documentation), partie la mieux représentée avec des acteurs faisant référence, à la présentation d’applications de CRM, le traitement de l’e-réputation, des agences de web-marketing, sans compter les écoles qui doivent aussi se faire connaître. Mais pour chacun de ces thèmes un ou deux représentants de la profession seulement.

J’ai le sentiment que nos salons professionnels se cherchent.

Toutefois il y a tellement à dire et à faire sur nos sujets que les conférences proposaient des thèmes originaux et intéressants.

Quelques conférences étaient données dans des salles ouvertes sur les allées. Je n’ais pas eu souvent l’occasion de voir ce type d’expérience. C’est plutôt une bonne idée pour ceux qui arpentent les allées et peuvent s’arrêter deci-delà lorsqu’un sujet les interpelle. Mais c’est visiblement une épreuve pour le conférencier qui s’égosille malgré la sonorisation et s’épuise à retenir l’attention de l’assistance dont l’intérêt est capté par les mouvements des allées.