Les nouvelles données du Big data

nouvelles données

Souriez vous êtes « tracké »!

C’est ce que l’on pourrait se dire en écoutant la conférence de Gilles Venturi (Soft Computing) lors de la conférence sur les nouvelles données du Big Data organisée par Marketvox, EACP et l’IESEG

On évoque souvent les volumes de données disponibles avec le Big Data et la vitesse à laquelle elles sont traitées.

Mais l’évolution majeure semble pourtant résider dans le nouveau gisement de données auquel le Big Data donne accès.

  • Il s’agit soit de données totalement nouvelles, le plus souvent issues d’Internet (les données fournies par les objets connectés par exemple)
  • soit de données déjà existantes que l’on ne songeait même pas à exploiter (la vitesse de passage de la souris sur une bannière)
  • soit encore des données que l’on regardait avec gourmandise, mais qui étaient inaccessibles

Le cas des données autrefois « inaccessibles » est parfaitement illustratif de l’évolution que nous observons.
Il y quelques années dans une grande banque française, j’avais souhaité étudier les comportements de retraits de billets dans les distributeurs automatiques. Je voulais comprendre quand et où les clients utilisaient ces distributeurs, à proximité de leur habitation, de leur travail, des commerces etc…

Cette étude n’a pas été possible, car nous étions dans l’incapacité de rapprocher les retraits (fichier des retraits au distributeur de billets) avec les comptes des clients. Le logiciel de gestion des distributeurs était conçu pour assurer la maintenance et évaluer la rentabilité des machines, pas pour suivre le comportement des clients.

Cet exemple illustre combien les choses ont changé en si peu de temps.

Aujourd’hui, il apparaîtrait comme une évidence d’associer les retraits au client dans le programme de gestion des distributeurs, et même si ce n’était pas le cas, les informations de géolocalisation des distributeurs et des clients, permettraient déjà de réaliser l’étude.

Les données nouvelles exploitent les progrès spectaculaires qui ont été faits dans le domaine de la compréhension du langage naturel, de l’analyse des photos et singulièrement de l’expression des visages (ainsi est-il possible de moduler l’affichage des publicités dans un centre commercial en fonction de l’humeur des clients ) etc…

l’intervention de Gilles Venturi (Soft Computing) invité lors de la conférence Eacp-Marketvox IESEG du 6 juin dernier donne un bon aperçu de cette transformation :

Publicités

Le frigo parle au grille-pain

objets connectés

Que nous promettent les objets connectés ?

Selon le Gartner, ils sont déjà 5 milliards, en augmentation de 40% par rapport à l’année dernière. En 2020, ils pourraient être 30 milliards.
Mais selon IDC, il faudrait plutôt s’attendre à en dénombrer plus de 220 milliards en 2020.

Ils affluent dans tous les domaines de la vie :

  • bracelets transmettant vos paramètres de santé
  • plantes qui informent qu’elles manquent d’eau
  • alarme incendie qui vous prévient d’un sinistre sur votre téléphone portable
  • collier de vache qui vous informe des déplacements du troupeau

Les objets connectés contribueront largement au « tsunamis » de données qui va fondre sur nous dans les prochaines années.
Déjà, en 2011, nous avons utilisé plus de données que l’humanité n’en avait traitées jusqu’à cette date (rapport de l’ONU). En 2013, nous avons manipulé quatre fois plus de données qu’en 2011 et nous en traiterons dix fois plus en 2020.

Parmi ces données, celles provenant directement « des machines » seront probablement majoritaires à cette horizon.
Ceci revient à dire que les machines échangeront sans doute plus d’informations entre elles, que les humains entre eux.

A l’occasion de la conférence organisée par Marketvox, Eacp-conseil et l’IESEG, Yvon Moysan diplômé de Harvard et enseignant à l’IESEG nous a dressé un inventaire des utilisations actuelles des objets connectés

la vidéo jointe vous en donnera un aperçu